L’Association pour la transition Bas Carbone (ABC)

Au cœur de la lutte contre le changement climatique depuis 2011 avec notre méthode Bilan Carbone®, l’ABC sensibilise, forme, fédère et donne des moyens d’action concrets aux organisations et aux citoyens pour réussir leur transition bas carbone.

Depuis sa fusion avec l’APCC, l’association réunit également la communauté des professionnel·les du conseil climat au sein d’une structure unifiée.

reduit-corn-field-sunset

Exploitation Agricole

Découvrez l'exemple d'une exploitation agricole de plusieurs centaines d'hectares de maïs.

Quels scénarios sont présentés ici ?

Scénario sans adaptation

Depuis des décennies, l’exploitation s’est spécialisée dans la monoculture traditionnelle du maïs destinée à l’alimentation animale sur de grandes surfaces.

Avec la sécheresse en cours, la préfecture déclare le territoire en alerte crise sécheresse et met en place des restrictions d’usages de l’eau qui concerne l’agriculture et se traduit par des coupures temporaires puis totales de pompage pour l’irrigation du maïs.

Le maïs étant une culture gourmande en eau, principalement sous pivot (rampes) ou bien enrouleur (canon d’arrosage), l’exploitation ne peut plus irriguer la totalité de ses parcelles et perd cet été-là 60% de sa récolte.

Scénario avec adaptation

Actions mises en œuvre : Réduire la surface de maïs irriguée (sans descendre à 0) pour sécuriser un volume d’eau réaliste dans un climat qui se durcit, cela permet un niveau de production plus important à l’hectare mais sur une superficie moindre. Déploiement de solutions d’économie d’eau (pilotage des besoins par des sondes tensiométriques dans le sol). On conserve une irrigation par pivot ou enrouleur (le goutte à goutte en grandes cultures n’est pas une option crédible)

Plantation de haies pour maintenir le sol drainant et humide (recherche de micro-climat et limitation du dessèchement des sols par le vent)

Travail sur la fertilité des sols pour augmenter la capacité de rétention en eau du sol

Limitation du travail du sol pour réduire les pertes en eau par dessèchement

Des surfaces en maïs conduit en sec (cycle court, précoce), avec des semis très tôt afin d’équiper les vagues de chaleurs estivales

Introduire du sorgho grain sur une partie des surfaces précédemment en maïs (plus résistant à la sécheresse mais moins bien rémunéré)

Protection des sols avec des couverts végétaux

Diversification des espèces cultivées, notamment introduction de céréales d’hiver comme du blé tendre pour diversifier les risques climatiques (sensibles à certains aléas climatiques, mais à d’autres moment que pour le maïs grain)

Résultats : Par ses actions, l’exploitation a grandement réduit sa consommation et obtient une dérogation. Elle peut donc continuer d’arroser ses cultures et maintenir ses revenus.

Certaines récoltes sont tout de même impactées par la sécheresse mais la diversité des espèces cultivées permet de maintenir le CA. L’idée est effectivement de viser une plus grande régularité du chiffre d’affaires de la ferme par ces actions comparablement à une situation maïs pour laquelle la fluctuation inter annuelle du CA deviendrait trop périlleuse

 Source : ces scénarios sont issus d’un GT Adaptation porté par l’ABC/APCC en 2024-2025 et bénéficie d’un cofinancement ADEME.

Le scénario illustré... en bande dessinée !

Quelles notions sont abordées ici ?

Plusieurs aléas & aléas en cascade, vulnérabilités, et niveau d’exposition : 

  • La sécheresse agricole (ou « sécheresse des sols ») : elle désigne un manque d’eau dans le sol suffisamment important pour freiner le développement des cultures et pénaliser les rendements. Elle se distingue de la sécheresse météorologique (déficit de pluie) et de la sécheresse hydrologique (baisse des débits et des nappes), même s’ils s’enchaînent souvent lors d’un même épisode.
  • Cette sécheresse des sols s’aggrave avec la multiplication des vagues de chaleur, qui augmentent l’évapotranspiration des cultures et donc leurs besoins en eau, au moment même où la ressource se raréfie.
  • Face à la tension sur la ressource, le préfet peut activer, département par département, des arrêtés sécheresse gradués (vigilance, alerte, alerte renforcée, crise) qui restreignent puis suspendent les prélèvements d’eau, y compris pour l’irrigation agricole.
  • On observe ici un aléa en cascade : un été plus chaud augmente les besoins en eau des cultures au moment même où la sécheresse restreint la ressource disponible pour l’irrigation.
  • La vulnérabilité de l’exploitation tient ici à sa spécialisation : une monoculture de maïs irrigué sur de grandes surfaces concentre le risque climatique sur une seule culture, très gourmande en eau et sensible aux pics de chaleur estivaux.
  • L’adaptation agricole combine plusieurs leviers complémentaires : sobriété des usages de l’eau (pilotage de l’irrigation par sondes tensiométriques), agronomie (fertilité et couverture des sols, réduction du travail du sol, semis précoces) et diversification des cultures (sorgho, céréales d’hiver), pour répartir les risques climatiques.

Le parcours de compréhension

Recommandé par l'ABC et les AdACC

Un guide de l’adaptation

Nous vous recommandons la lecture d’une bande dessinée complémentaire pour vous familiariser avec ces notions et développer une culture commune : https://ateliers-adaptationclimat.fr/le-guide/

ℹ️ Les Ateliers de l’Adaptation au Changement Climatique (AdACC)

Les AdACC proposent un guide qui s’adresse aussi bien aux entreprises et aux collectivités qu’au grand public. Présenté sous la forme d’une bande dessinée, il cherche à construire une culture commune du risque et à créer un « réflexe adaptation » dans tous les territoires et toutes les activités.

Entreprises : face aux aléas climatiques, êtes-vous exposées et vulnérables ?

Ce questionnaire de quelques minutes vous fournira une première vue d’ensemble de votre risque climatique.

Entreprises : anticipez les risques climatiques avec macartoclimat.fr

Évaluez gratuitement la vulnérabilité de votre entreprise et recevez votre rapport personnalisé pour lancer votre stratégie d’adaptation.

Mais est-ce que les notions d’aléas, vulnérabilités et expositions ont toujours des secrets pour vous  ?

Comprendre les concepts clés

Aléa

L’aléa est un événement plus ou moins prévisible. Par exemple : une inondation, un séisme, un glissement de terrain, un incendie, une tempête. On décrit un aléa par sa nature, sa localisation, sa fréquence et son intensité. 

Exposition

L’exposition aux aléas définit la typologie de ce qui est exposé (par exemple un bâtiment ou un habitant), et le volume concerné (une parcelle ou une région). 

Vulnérabilité

La vulnérabilité correspond à la fragilité d’un enjeu (population, activité et/ou construction humaines) face à un aléa. 

Risque

Le risque est le croisement entre l’aléa, l’exposition et la vulnérabilité. L’impact, est la conséquence de ce risque. 

Adaptation

L’adaptation vise à réduire l’exposition et la vulnérabilité des personnes, infrastructures ou écosystèmes aux impacts du changement climatique. 

Prolongez la lecture :

Le Centre de ressources pour l’adaptation au changement climatique développe toutes les notions évoquées ici ;

Le niveau de restriction en vigueur sur une exploitation est consultable en temps réel sur la plateforme nationale VigiEau, qui centralise les arrêtés préfectoraux pris département par département.

Le PNACC3 consacre un axe entier à l’accompagnement du secteur agricole face aux aléas climatiques, notamment la mesure 37 « Accompagner les exploitations agricoles, les filières et l’industrie agro-alimentaire face aux aléas climatiques et engager la transition vers des modèles résilients et bas carbone »

Nos offres d'adhésions

Parcours collectifs

Un parcours collectif de 3 à 4 mois pour fiabiliser votre inventaire d’émissions de votre Bilan Carbone® et monter en compétences grâce à l’intelligence collective. 5 sessions entre pairs, experts et retours d’expérience terrain.

600,00 €

Un parcours collectif de 9 mois pour structurer et piloter un plan de transition climat ambitieux et opérationnel. 9 sessions entre pairs, experts et retours d’expérience terrain.

900,00 €

Adhésion individuelle (Club Citoyens)

Citoyen engagé ? Donnez du sens à votre engagement en adhérant à l’ABC ! Cette adhésion est à titre individuel et ne donne pas accès aux avantages proposés (outils Bilan Carbone®, etc.) par les adhésions aux autres collèges professionnels.