Le Changement Cimatique

Alors que les changements globaux se font de plus en plus visibles, et que les nouveaux rapports du GIEC sont de plus en plus précis et alarmants, il est bon de revenir sur les bases scientifiques du réchauffement climatique.

L’effet de serre, un phénomène naturel

L’effet de serre est un phénomène naturel, permettant à la vie telle que nous la connaissons d’exister. L’énergie du soleil atteint notre planète et traverse l’atmosphère pour réchauffer les terres et les océans. Les objets échauffés renvoient à leur tour des rayonnements infrarouges vers l’espace. Grâce aux gaz à effet de serre, présents naturellement dans l’atmosphère, une partie de ces rayons sont renvoyés vers le sol.

Ainsi, grâce à l’effet de serre, nous connaissons une température moyenne à la surface du globe autour de 15°C, tandis que sans, nous vivrions en moyenne à -18°C.

Les activités anthropiques sont à l’origine d’une hausse importante de la concentration des gaz à l’origine de l’effet de serre, causant ainsi le réchauffement du climat mondial.

Image du principe de l’effet de serre selon le GIEC

Les observations passées

Entre 1880 et 2012, on enregistre une augmentation de 0,85° des températures à la surface de la terre. Au XXe siècle, la température moyenne du globe a augmenté d’environ 0,6 °C et celle de la France métropolitaine de plus de 1 °C. Depuis 1850, les 10 années les plus chaudes ont eu lieu après 1998 et depuis 30 ans, chaque décennie a été significativement plus chaude que la précédente. Depuis les années 1950, le nombre moyen de journées et nuits froides a diminué, le nombre moyen de journées et nuits chaudes a augmenté ainsi que la fréquence des vagues de chaleur. La température des océans augmente elle aussi, le réchauffement le plus significatif ayant lieu en surface. On observe une augmentation de +0,11°C par décennie entre 1971 et 2010. Ces observations passées touchent de nombreux paramètres climatiques.

62 années de réchauffement climatique en 13 secondes

(source : NASA)

Ce que nous dit le GIEC et la communauté scientifique dans son ensemble

Selon les experts du GIEC, le lien entre activités humaines et accroissement des températures observé depuis 1950 est “sans équivoque”.  En 2021, le GIEC a publié son 6ème rapport et proposé de nouveaux scénarios d’évolution des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Pour anticiper le climat futur, les experts du GIEC définissent plusieurs trajectoires d’émissions et donc de concentrations atmosphérique de gaz à effet de serre, d’ozone et d’aérosols, ainsi que d’occupation des sols baptisés SSP (« Shared Socioeconomic Pathways »).

Le scénario SSP 1.9 qui implique de très fortes réductions d’émissions de GES, ainsi que de fortes coopérations internationales est le scénario le plus ambitieux, visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C (tel que défini dans l’Accord de Paris). Dans le présent rapport, le GIEC nous rappelle aussi que cet objectif n’est pas perdu, cela nécessite cependant de prendre des décisions drastiques et immédiates pour l’atténuation.

Avec un tel objectif, la question des émissions de gaz à effet de serre devient de plus en plus prégnante pour les États et les conséquences en matière de taxe et de législation apparaissent petit à petit.

C’est pourquoi, tant par responsabilité sociétale que par adaptation à de nouveaux contextes économiques et réglementaires, il est essentiel pour les organisations de s’engager dans une démarche de gestion de leurs émissions de GES.

Comprendre le réchauffement climatique en 4 minutes

(source : Le Monde)​

Les projections climatiques

Les travaux du GIEC se basent notamment sur l’évolution des concentrations de GES et d’aérosols, due aux activités humaines. Pour réaliser ces projections, des hypothèses sont émises quant à l’évolution de la démographie mondiale, des modes de vie à travers la planète mais aussi concernant certains effets de seuil ou des réservoirs de GES encore très peu documentés. Les 5 nouveaux scénarios SSP se différencient des RCP par plusieurs aspects : tout d’abord, ils offrent un niveau de précision et de détail beaucoup plus important pour les données d’entrée des modèles climatiques.

Les impacts du changement climatique

Les effets du changement climatique sont déjà présents et pourraient être amplifiés d’ores et déjà dans la décennie à venir. De nombreux secteurs économiques seront impactés, car les modifications atteindront l’ensemble des cycles naturels et services écosystémiques dont nous bénéficions aujourd’hui :

  • La biodiversité et la ressource en eau : disparition massive d’espèces, qualité et quantité des eaux (notamment de pluie), évolution des zones de migrations, feux de forêts. Certaines régions du monde deviendront invivables car trop chaudes et humides pour l’humain.
  • L’agriculture et la sylviculture : augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de sécheresse, apparition de nouvelles maladies, modifications des dates de floraison, évolution drastique des pratiques agricoles pour s’adapter d’une année à l’autre, etc.
  • Milieux littoral et marin : érosion des sols et des surfaces jusqu’ici gelées (retrait des glaciers notamment), élévation du niveau de la mer, acidification des océans entrainant une chute de la biodiversité. De nombreux pays seront bientôt sous le niveau des océans, entrainant des migrations majeures.
  • La santé et la population : apparition de nouvelles maladies, augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de chaleur, migrations et conflits pour les ressources.
  • Activités économiques : risques naturels, risques de marché, risques d’image, risques réglementaires. Le coût de l’inaction est bien supérieur à celui de l’adaptation !

Devenir acteur du changement

Si le constat est alarmant, l’heure n’est cependant pas à la fatalité mais à l’action. Les choix qui seront faits demain en termes de réduction des émissions de GES seront déterminants. Il convient dès à présent de mettre en œuvre des stratégies d’atténuation à tous les niveaux, couplées à des stratégies d’adaptation.

Pour atteindre l’objectif de rester sous le seuil des 1,5°C, il faudra réduire nos émissions de gaz à effet de serre considérablement. Réduire rapidement les émissions limitera les futurs changements, les risques pour les écosystèmes et les sociétés humaines. Cela aura de multiples co-bénéfices. En revanche, continuer à émettre enclenchera des changements inéluctables, plus grands et plus rapides dans toutes les régions du monde. Certains changements persisteront sur des centaines voire des milliers d’années. Notre futur à moyen et long terme dépend des décisions et des actions d’aujourd’hui.

Cette réduction sera le fruit d’une modification profonde de nos modes de vie, de consommation, d’habitation de la terre et de notre façon de concevoir l’environnement et le vivant. Rappelons simplement que nous devons changer pour assurer notre survie, la survie des sociétés que nous connaissons. Notre objectif est une transition juste et équitable, qui prenne en compte les besoins de toutes les populations autour du globe et permette un développement continue des plus défavorisées.

Changeons vite et fort, ensemble !

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